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Avec l’avènement de la
programmation
numérique par satellite de radiodiffusion directe (SRD, ou DTH
en
anglais) aux États-Unis en 1994, la popularité des
grosses
antennes paraboliques a commencé à diminuer. Les nouveaux
SRD requéraient des antennes beaucoup plus petites et, par le
fait
même devenaient
une alternative viable à la
télédiffusion
locale et par câble dans les régions urbaines.
Bien que le piratage de la
programmation
sur Bande-C demeure un problème, la popularité explosive
de l’antenne de 18”, combinée au succès des
pirates
de signaux à contourner les techniques cryptographiques, a
ouvert
un marché noir de grande envergure pour l’industrie de piratage
de satellite au Canada et
aux Etats-Unis.
Comme les signaux ou empreintes
satellites
américains débordent au Canada, les consommateurs
canadiens
sont devenus des cibles faciles et, la plupart
du temps volontaires,
pour
les pirates de satellites qui offrent des antennes satellite, des
récepteurs et des cartes d’accès américains pour
capter
toute la programmation brouillée et de télé
à
la carte sans en acquitter les droits.
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Les conséquences du piratageDepuis quelques années
déjà,
l’industrie du divertissement est grandement affectée par le
piratage
de satellite. Les entreprises canadiennes de diffusion par câble
et satellite, les détenteurs de propriété
intellectuelle
et autres impliqués dans la duplication, la distribution, la
location
ou la vente au détail de films sont tous privés de
revenus
légitimes.
L'ACDF estime à au moins un milliard de dollars les pertes totales subies par l’industrie au Canada pour l’année 2001 et attribuables directement au piratage de satellite. Cet estimé est basé sur un certain nombre de sources, incluant des renseignements publics fournis par l’industrie canadienne de diffusion par câble et satellite, des publications internet de la coalition du marché gris et de l’information glanée chez les détaillants de vidéo. Le piratage du satellite, une offense criminelleLe code
criminel du
Canada et la loi sur la radiocommunication contiennent tous deux des
dispositions
qui s’appliquent aux activités de piratage. Les sections
326
et 327 du code criminel stipulent qu’il est criminel de voler un signal
de télécommunication, de posséder, fabriquer,
vendre
ou offrir en vente, distribuer tout dispositif permettant de pirater un
signal de télécommunication.
Egalement, la section 9(1)(c ) de la loi sur la radiocommunication énonce que quiconque décode un signal d’abonnement brouillé sans autorisation commet une offense. Il y a également violation de l’article 10(1)(a) pour quiconque fabrique, importe, distribue, loue, offre en vente, vend, installe, modifie, opère ou possède tout équipement ou dispositif permettant de décoder un signal d’abonnement encrypté sans autorisation. Une décision de la Cour Suprême du Canada, rendue le 26 avril 2002, vient clarifier la loi et prohibe tout décodage de signaux d’abonnement, avec une seule exception, le cas où l’intéressé a obtenu la permission du distributeur autorisé au Canada à transmettre le signal. Si vous possédez une antenne satellite et n’êtes pas abonné à un distributeur canadien légitime, vous violez probablement la loi. Sanctions légalesLes personnes trouvées
coupables de
piratage s’exposent à de lourdes amendes, jusqu’à $5000
par
chef sous la loi de la radiocommunication et peuvent également
être
condamnées à l’emprisonnement sous le code criminel. De
plus,
elles s’exposent à des poursuites civiles pour dommages.Les items ayant servi au piratage
sont
généralement saisis, confisqués et souvent
détruits
par ordre de la cour.
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